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Catharsis

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Catharsis Mon peuple ne fait pas ce qu’il dit Mon peuple ne dit pas ce qu’il fait Mon peuple ne croit pas en ce qu’il dit croire Il veut le beurre et l’argent du beurre. Fais le bien et aime ton prochain Il se le répète et ne l’applique Par contre, la bassesse et l’hypocrisie Mettent à nu l’inceste présent au jour le jour. La calomnie, le maraboutage et lynchage Sont le pain de la basse-cour des assimilés Qui se disent que Dieu ne voit pas la nuit Et que le maître est un toubab à qui on lèche Le cul pour y soutirer une miette de leurre-image. Mon peuple est atteint de démence et perd le Sud. Abdoulaye Bilal Traoré

Oubli

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Le monde obnubilé et débordé par soi-même oublie vite délibérément, en connaissance de cause. Par pur poltronnerie de sa propre courte mémoire exprès il perd la perspective du devoir de survie co llective. Le monde se diagnostique à soi-même une démence sénile   la refoule avec fausse honte tout en ayant dans le corps envahi de long en large par  la perte du tacte, du touché   du passé et présent, il ne se rappelle plus d’avoir  tué, de tuer.  Il reprogramme toujours d'autres tueries à cause de son propre   désordre  mental, de suite, le  stress se recroqueville dans sa propre coque.  Il ne s’enquiert pas invraisemblablement de qui est-il, qui est qui, qui fait quoi. Dans le monde, bourreaux et victimes s’enlisent en une  dépendance mutuelle, cet amour fougueux entre esclaves et maitres aliénés de la  passion addictive  sans f leurs du jour, sans répit aux  âmes amoureuses ou seul subir...

La rage au cœur

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La rage au cœur J’enrage de vos mesquineries J’enrage de vos préjugés et mépris J’enrage de vos luttes d’idéologie s de positionnement J’enrage de vos mauvaises parodies de justice humaine J’enrage de vos égoïsmes et vaines ardeurs de supériorité  Vautours de ces temps ci de la mer réellement houleuse et Bouffeuse de chair humaine comme dans le zoo d’animaux féroces Demandeurs de  rations de bœuf afin de garder la mine devant le spectateur J’enrage de la mer qui bouffe de la chair humaine et après alimente l’homme Pauvre gardien de cimetières d’anonymes, médailles de sa propre déchéance. Abdoulaye Bilal Traoré

Le dictionnaire ne dit pas tout

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Le dictionnaire ne dit pas tout Devant un regard imprévu j’ai eu une arête coincé dans la gorge je perdis le fil, pour un regard puis ma gargouille non simulée poussa ma langue  qui voulut dire un mot à l’instant mais bégaya, elle perdit  le ton et le sème. Je ne pus éviter de regarder encore oui, dans le besoin, j’avais encore regardé comme si le regard parlait plus que la langue comme si le son avait honte et demanda aide à son regard qui regarda et qu’on regardait en silence. Après passage il me sembla entendre la vue, dire à la langue tu vois, le silence aussi peut être un oui ou un non les soupirs du silence lancèrent que si c’est un non contre un coup de cœur, l’âme de l’amour qui la déclenche découvre en même temps le nœud  noueur sans corde ni mains. Abdoulaye Bilal Traoré

Diatribe à une certaine jeunesse

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Diatribe à une certaine jeunesse Tu dis et redis tu hurles et protestes tu troubles et brûles tu proclames y en a marre tu aimes parler en roulant les R tu adores le yanqui et lèches le franc tu fais de la démagogie et te contredis  «nègre» en chemise   que t’es tu parles pour ne rien demander tu  oublis d’où tu viens y a pas intérêt qu’on te le conte tu prêtes pas l’oreille, à tue-tête tu grognes comme mauvaise graine d’OGM tu chantes l’amour en geignant, tu sais même plus ce que c'est aimer  tu tiens un discours rance et aspires la   coca   comme le   ganja   s’enfumant tu jubiles sur scène pareille à un singe tu es d’un orgueil de papier mouillé tu te ceintures te cravates et craches sur l’hospitalité pour épouser l’égo tu es…, et tu es atavique par apport à ton siècle tu piges rien de l’alentour tu es amie de ton bulldog tu oublis la bagne d’hier de tes progéniteurs jeunesse de mon pays dédaignant le...

La mer ne parle pas ma langue

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La mer ne parle pas ma langue (À Samba Diop, paix à son âme) Il était sept heures du matin et Samba me susurra: Au revoir. Un à plus tard qui devint à plus jamais. La mer est un couard dodu qui clapote déborde inonde engloutit et étrangle. La mer ne parle pas ma langue elle la croque l’avale et la fait trépasser. La mer ne voulut me rendre mon ami la mer, l’immense mer ne veut se dénuder me laisser fouiller ses monticules ses montagnes ses crevas ses roches  sa faune et f l ore sans sa taie d’eau. La mer emporta mon ami levé si tôt de bonheur et mourut sans le but achevé, à la fleur de l’âge. La mer ne voulut me rendre mon ami parti à jamais entre ses entrailles  qui ne parlent pas ma langue.  La mer est un couard dodu qui clapote Déborde inonde engloutit  et étrangle l’espoir de retrouver l’ami qui me fit découvrir la haute mer l’ami que la mer noya à jamais dans sa obscure profondeur. La mer ne parle pas ma langue si...

Vie

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C’est parce qu’il y a attache que le détachement est possible. Attacher et détacher conjuguent le temps du rattachement par monts et par vaux. Une eau de source jaillit et tombe sur la tête puis baigne tout le corps moment ou le monde et sa vie s’ameutent et s’apeurent face au pouvoir de l’autorité en manque de lecture claire du présent-futur global, hier et aujourd’hui pour demain décemment. Pourtant, c’est parce qu’il ya alvéole que la dent se fixe l’oxygène et le sang se tonifient et la fraîcheur se savoure.   Abdoulaye Bilal Traoré