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Le fruit vert

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Le fruit vert Fruit de qui fut fleur Saveur de l’aliment Plante de la graine Semence racines et germe Arbre de sève enveloppée Plante de rameaux et feuilles . Fleur qui n’est pas  mort-né serait fruit De terre en l’air à cueillir ou à déterrer Medicina qui fut fleur rameaux plante et racines de la graine . Soit, le commun élit son bourreau ou alter-égo Le six à l’envers éclaire du neuf ou bien vice-versa Ba lancements de vases communicants de la fleur puis fruit vert. Abdoulaye Bilal Traoré 

Les masques

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L es masques Enlevez le masque, s’il vous plait Enlevez-le et déposez-le, par terre Enlevez le masque s’il vous plait Nous en sortirions tous gagnants Enlevez-le s’il vous plait C’est un fardeau lourd à porter Un fardeau inutile à la vie Enlevez le masque Les pores de nos peaux Nous en seront reconnaissants Les enfants jubileront comme avant Naturellement, enlevez le  masque L’air en sortira d’un cran, moins contaminant Enlevez le masque qui étouffe le visage et sa pensée S’il vous plait, pour le mieux être de tout de tous. Abdoulaye Bilal Traoré

La marche du temps en soi

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Ça fait longtemps Très longtemps pour soi Vu l’âge de soi, un rien dans le temps.  Oh jeunesse! S’exclament les ainés plus vieux que jamais. Que dit le mort qui avait dit qui n’est plus qui se lit? Éternel! Oh éternité de vas-et-viens et rien dans le temps. Jeunesse! Disent les ainés plus vieux que jamais Au longtemps en soi à son âge, double De celui de la raison sociale ici bas sur terre D'où se vit des faits aux grincements stridents Clochant durement et piquant tous tympans De mortel naissant depuis   son soi  de triang les . Abdoulaye Bilal Traoré                                   Cisterna portuguesa, A l Jadida.

La pomme de terre

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La pomme de terre Dans le monde il existe réellement, deux camps basiques favorisant qu’il y ait en chaque noyau toutes formes de suppositions et guéguerres de positionnement. Dans ce monde d’idéologies acerbes, deux camps de la même pomme de terre. L’un est sincèrement mauvais, vil, odieux, démoniaque, avare pour asservir et faire souffrir pour démanteler et aliéner l’autre camp plus nombreux mais ne maitrisant pas l’attaque si non, la défense pour ne jamais tuer. Dans ce monde de deux camps , vivre ou survivre pouvait ne pas être si transe vu que les deux camps furent co-auteurs du papier fiduciaire qui après, éleva les uns en « riches » malfaiteurs les autres en « pauvres » maltraités. Dans ce monde de deux camps de l’enfant pincé au cœur , persiste l’amour de la Mère dans le Père et le Père dans la Mère de la même frontière. Dans le monde on peut vivre bien mais on vit mal, très mal et ç...

La nature de l’animal féroce, ruine du social

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La nature de l’animal féroce ruine du social Toute idée émise instantanément peut être contredite dans l’instant suivant pour le meilleur ou pour le pire. Toute idée émise à l’instant peut être approuvée à tout instant pour le meilleur ou pour le pire. Toute idée émise, bonne ou mauvaise, qui ne favorise en aucun cas l’ego de l’adversaire féroce ou aimable peut souffrir le désaccord et bonjour la guerre de cent ans pour le seul plaisir de la haine qui perd le sens de la logique collective et s’accapare du dédain. Le ciel qui ne se change ne contredit jamais. Le cerveau est un infini malléable selon la guise. Abdoulaye Bilal Traoré

La condition de larbin

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La condition de larbin Le dépositaire public et élu du peuple se vante assis sur le maître-autel, il s’enfle et s’embrouille entre éloges et louanges du peuple se courbant baise la main et le pied de son bourreau aimé conduit à l’autel par le même peuple s’aliénant. Au fait, le peuple est une fabrique d’êtres hautains le premier entre ses interlocuteurs est président entré avec humilité il se métamorphose en demi-dieu. Le peuple applaudit et attend le retour de l’ascenseur calé entre le sixième et  le  septième par une pouffée de rire. Le peuple attend et encourage à tue-tête dans le vacarme servi avec plaisir et sciemment à l’style histoire de jupons comme si l’obsédé avait le besoin d’être chicoté tout le temps. Abdoulaye Bilal Traoré

Imprévu

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Imprévu Ce fut un impact  fort Quand nous nous vîmes La première fois assis les deux Chacun de son côté sur un banc du parc Face à face, la largeur du chemin de promenade Nous séparait, tu avais un livre entre les mains Tu faisais semblant de lire mais ta pensée s’était déjà  Versée sur moi  du coup mon subit accroc à l’inconnue fit De ma main, une pale automatique agrippant doucereusement Les cerises d’entre mes cuisses et les clouait un à un sur mon palais Ma langue avalait à la va vite et sans saveur autre que la vision de ta silhouette Alouette que je voulais tombante toute rôtie dans mon bec haletant Ton cerveau comme le mien virèrent au clafoutis, ton lithium fit de mon fer de l’acier Le livre tomba, les cerises s’éparpillèrent au moment où nous sourîmes de pied… Abdoulaye Bilal Traoré