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Diatribe à une certaine jeunesse

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Diatribe à une certaine jeunesse Tu dis et redis tu hurles et protestes tu troubles et brûles tu proclames y en a marre tu aimes parler en roulant les R tu adores le yanqui et lèches le franc tu fais de la démagogie et te contredis  «nègre» en chemise   que t’es tu parles pour ne rien demander tu  oublis d’où tu viens y a pas intérêt qu’on te le conte tu prêtes pas l’oreille, à tue-tête tu grognes comme mauvaise graine d’OGM tu chantes l’amour en geignant, tu sais même plus ce que c'est aimer  tu tiens un discours rance et aspires la   coca   comme le   ganja   s’enfumant tu jubiles sur scène pareille à un singe tu es d’un orgueil de papier mouillé tu te ceintures te cravates et craches sur l’hospitalité pour épouser l’égo tu es…, et tu es atavique par apport à ton siècle tu piges rien de l’alentour tu es amie de ton bulldog tu oublis la bagne d’hier de tes progéniteurs jeunesse de mon pays dédaignant le...

La mer ne parle pas ma langue

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La mer ne parle pas ma langue (À Samba Diop, paix à son âme) Il était sept heures du matin et Samba me susurra: Au revoir. Un à plus tard qui devint à plus jamais. La mer est un couard dodu qui clapote déborde inonde engloutit et étrangle. La mer ne parle pas ma langue elle la croque l’avale et la fait trépasser. La mer ne voulut me rendre mon ami la mer, l’immense mer ne veut se dénuder me laisser fouiller ses monticules ses montagnes ses crevas ses roches  sa faune et f l ore sans sa taie d’eau. La mer emporta mon ami levé si tôt de bonheur et mourut sans le but achevé, à la fleur de l’âge. La mer ne voulut me rendre mon ami parti à jamais entre ses entrailles  qui ne parlent pas ma langue.  La mer est un couard dodu qui clapote Déborde inonde engloutit  et étrangle l’espoir de retrouver l’ami qui me fit découvrir la haute mer l’ami que la mer noya à jamais dans sa obscure profondeur. La mer ne parle pas ma langue si...

Vie

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C’est parce qu’il y a attache que le détachement est possible. Attacher et détacher conjuguent le temps du rattachement par monts et par vaux. Une eau de source jaillit et tombe sur la tête puis baigne tout le corps moment ou le monde et sa vie s’ameutent et s’apeurent face au pouvoir de l’autorité en manque de lecture claire du présent-futur global, hier et aujourd’hui pour demain décemment. Pourtant, c’est parce qu’il ya alvéole que la dent se fixe l’oxygène et le sang se tonifient et la fraîcheur se savoure.   Abdoulaye Bilal Traoré

Cycle

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Regard rasséréné et torve de l’épine dorsale rampante sortant du vase au galbe parfait la bouche en catogan pressant le lierre blême entouré de babiole de fleur virago soutachant l’espace l’inconscience de la folie vivement striée qui s'étrangle a la porte du paradis promis et le postillon, passe à petit feu de vie à trépas.  Abdoulaye Bilal Traoré

Amour de terre

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Amour de terre   Sublime amour de rêve l’amour d’émotion sentie fougueux amour de tendre l’amour choc de caresse de sueur froide en chœur. Sublime l’amour portant en miaule en maux et vœux l’amour qui  n’est pas fleur l’amour en chair enivrante l’amour de réalisation et fusion d’âmes. Abdoulaye Bilal Traoré

Cher pays, qui diffama la voix de Liberté?

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Cher pays, qui diffama la v oix de Liberté? Tout le monde veut la liberté tout le monde singe pour la liberté entre tous, le nœud de riches au stade céleste d’éternel soi disant parfait capturant sur la paume de la droite main d’ange de sauveur malintentionné le tictac de la liberté de l’autre. Il tient sa propre liberté de pensée libérale la plus céleste entre tous les célestes selon contre l'en bas lutteur pour la  liberté crue et vaniteuse, dure comme fer la même de rêve à la guise de l’avoir. Cher pays, le neolibéralisme n’est en aucun cas philosophie politique de croyant. Cher pays, c’est la république souveraine non le neolibéral souverain, le monarque et non plus n'importe quel Cheikh. Cher pays, répéter le stade-du-miroir est un avantage à l’âge adulte. Cher pays, la conscience en l’unité est le soi impossible sans l’autre naturellement. Abdoulaye Bilal Traoré

Folie d’amour en chute d’enfer

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Folie d’amour en chute d’enfer À dire de conte tarabiscoté elle a élue elle tourne sur le socle inlassablement et sa naissance de fleur donne le fruit en roulé-boulé. Destinée  aux gémonies  dans le blockhaus faux-velouté gavroche houspillée  couinant comme le merle craquetant qui passe au devant du tonnerre de fracas de la verrière. Tonnerre de cognement du cœur froid le front leurré senteur de harissa odeur de moisi coccyx coincé remue-ménage et trébuchage sur la pierre ronronnant  inlassablement  à base de cravache. Le bond à la souplesse de chat d’éclair d’acier fait trempette miracle et vocifère sa palabre au dire borborygme puis le silence de la crainte de soi devant l’heure et le devoir sans  pomme d’amour. Elle noya le libre sens dans: Qu’est-ce-que c’est triste! Abdoulaye Bilal Traoré